Accueil : Violence au travail

En tant que phénomène en émergence dans le monde, la violence dans les organisations se révèle comme étant l'une des réalités associées à plusieurs problèmes de santé psychologique au travail.  L'étendue de cette question très préoccupante exige une attention particulière de la part des employeurs, des gouvernements et des syndicats.  Le présent site Web a donc pour but de vous informer de la situation actuelle en matière de violence au travail.

 

Examiner la violence dans un contexte de travail implique de partir de la goutte d'eau faisant déborder le vase pour détecter, ensuite, les ondes de choc à l'origine des agressions et prendre en charge, par après, ces vagues de problèmes en suivant le courant des chutes ou des décisions juridiques afin de naviguer vers des eaux plus paisibles des solutions porteuses d'avenir tout en faisant, parfois escale, sur l'île des ressources spécialisées à propos de ce phénomène.  C'est d'ailleurs selon cette métaphore que le site a été élaboré.

 

Ce document débute par une présentation des données générales sur la violence au travail ainsi que sur ses répercussions.  Les principaux éléments relatifs aux définitions et aux causes de cette violence suivent la présentation générale des données.  Les mesures de prévention permettrant de contrer le phénomène viennent s'ajouter à ces deux premiers groupes de renseignements.  Puis, un examen des lois et règlements ainsi que de la jurisprudence traitant de la violence au travail est effectué.  Une démarche d'élaboration et des conseils relatifs aux politiques administratives anti-violence au travail, sont exposés ainsi que des exemples de ces politiques.  Des orientations dans les recherches et pratiques sont suggérées aux divers intervenants mobilisés contre ce phénomène.  Enfin, des références à quelques ressources clés apportent un complément d'information.

Lancement d'un site Internet sur la harcèlement psychologique au travail par la Commission des normes du travail du Québec

La CNT intensifiera sa campagne de prévention auprès des entreprises au cours de la prochaine année. Elle offrira entre autres aux employeurs et aux salariés de nouveaux outils interactifs dans son site Internet pour faciliter la mise en place de mécanismes de prévention dans les entreprises. Nous invitons les salariés et les employeurs à en faire leur site de référence : http://www.cnt.gouv.qc.ca/ .

 

Vous y découvrirez déjà plusieurs mises en situation relatives au harcèlement psychologique au travail.

 

Le harcèlement psychologique au travail frappe 7 % à 9% des travailleurs au Québec

Québec, le 8 avril 2004. - La Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail de l'Université Laval a réalisé un sondage panquébécois sur le harcèlement psychologique au travail auprès de 1005 personnes. Chez les répondants qui occupent un emploi, 7 % affirment avoir été isolés volontairement des autres par un individu ou par un groupe, 7 % disent avoir été dévalorisés ou ridiculisés devant d'autres personnes et 9 % déclarent avoir été victimes de propos injurieux, menaçants ou dégradants.

 

La personne présumée harcelante peut être un ou plusieurs collègues (41 %), le supérieur immédiat (32 %), un ou des clients (15 %) ou encore un ou des employés subalternes (30 %). 

 

Parmi les personnes qui se disent victimes de harcèlement psychologique au travail, 43 %  considèrent qu'il s'agit de propos ou d'agissements légers ou subtils. Jean-Pierre Brun, titulaire de la Chaire et professeur à l'Université Laval, explique que « le harcèlement psychologique n'est généralement pas un geste d'éclat et public, mais plutôt une manifestation discrète et exercée à couvert, ce qui rend encore plus difficile sa détection lorsqu'il y a médiation ou enquête. » 

 

Par ailleurs, 78 % des répondants non syndiqués qui déclarent vivre une situation de harcèlement psychologique au travail se disent prêts à porter plainte à la Commission des normes du travail(CNT).  Il faut donc s'attendre à une demande importante d'intervention de la part de la CNT dès le 1er juin 2004, date d'entrée en vigueur des nouvelles dispositions sur la prévention du harcèlement psychologique au travail. 

M. Brun mentionne qu'il faudra agir avec prudence, car « selon l'expérience de la Belgique, qui dispose d'une loi similaire depuis bientôt deux ans, environ 60 % des plaintes déposées ne sont pas considérées comme du harcèlement psychologique au travail. Cela ne signifie toutefois pas qu'il n'y a aucun autre problème de tension humaine dans la situation qui est rapportée. »

 

« À l'heure actuelle, l'ampleur du harcèlement psychologique au travail dans les organisations québécoises n'est pas véritablement déterminée.  Il existe quelques études sectorielles (éducation, fonction publique et santé), mais nous ne disposons pas d'un portrait d'ensemble pour les Québécois et les Québécoises qui occupent un emploi.  Les résultats de ce sondage tentent de combler ce vide », conclut le professeur Brun.

 

Haut de page