Réalisée par Esther Cloutier (IRSST), Élise Ledoux (IRSST) et Pierre-Sébastien Fournier (CGSST, U. Laval)
Ce projet aborde la question du rôle des travailleurs vieillissants comme experts dans la transmission de leurs savoirs de métier et de prudence. Cette recherche consiste à déterminer les conditions propices à la transmission des savoirs de prudence dans les milieux de travail. Cette étude va contribuer : à une meilleure identification et reconnaissance des savoir-faire de prudence et de métier du personnel expérimenté qui pourront être intégrés aux formations en milieu de travail; à l'identification des modes et conditions de transmission les mieux adaptés aux différents contextes de travail; au soutien des approches de formation en milieu de travail basées sur les acquis d'expérience des travailleurs vieillissants.
Réalisée par Geneviève Baril-Gingras (CGSST, U. Laval)
La tendance des législations en santé et sécurité du travail (SST) au cours des 20 dernières années est de prescrire un ensemble d'activités d'identification et d'évaluation des risques, puis d'élimination ou de contrôle, sous la forme d'un « système de gestion de la SST », alors que la tendance précédente était plutôt des dispositions spécifiant les niveaux d'exposition à ne pas dépasser et les mesures préventives à appliquer. Des entreprises implantent de tels systèmes sur une base volontaire. Les modalités d'implantation sont encore peu étudiées. L'étude proposée vise à 1) documenter les modalités d'implantation de différents types de SGSST, en examinant le rapport entre ces nouvelles règles et les régulations de la SST mises en œuvre par les acteurs collectifs (Reynaud 1997) 2) mieux connaître les stratégies des préventionnistes pour utiliser ou créer des conditions favorables, ou faire face aux obstacles à l'implantation et au fonctionnement. Dans une stratégie à la fois inductive et déductive, nous procéderons à l'étude de cas multiples (8 à 12) dans des entreprises implantant ou ayant implanté un SGSST, par des entrevues et observations et une analyse documentaire. Elle sera complétée par des entrevues avec des acteurs clés (syndicats, employeurs, consultants, intervenants en santé publique, inspecteurs).
Réalisée par Jean-Pierre Brun (CGSST, U. Laval) et Danièle Champoux (CGSST, U. Laval)
Le projet de recherche vise à analyser l'adaptation du système québécois de santé et de sécurité du travail aux caractéristiques des petites entreprises (PE) à partir de l'étude des politiques gouvernementales, des structures et ressources mises en place, ainsi que des interventions auprès des entreprises. L'étude propose un état de la situation étoffé par une recension systématique des écrits, l'analyse de statistiques colligées par Statistique Canada et la Commission de santé et de sécurité du travail du Québec, la sélection et l'analyse d'un échantillon de politiques, de programmes et d'interventions pertinentes pour la question de recherche, de même que des entrevues avec des informateurs clés et des experts SST familiers avec les petites entreprises et des représentants des employeurs et des employés de PE.
Réalisée par Lise Fillion (U. Laval), Manon Truchon (CGSST, U. Laval) et Marie Bellemare (CGSST, U. Laval)
Avec le vieillissement de la population, les soins palliatifs (SP) connaîtront une forte croissance au cours des prochaines décennies et devront, dans un avenir rapproché, être structurés et mieux organisés. Pour le moment, l'accès à des services de SP demeure limité et un écart est constaté entre les services existants et les besoins de la population. L'objectif principal du projet est d'améliorer le contexte dans lequel les SP de fin de vie sont prodigués, en validant et testant empiriquement un cadre conceptuel permettant de mieux comprendre la satisfaction au travail et le bien-être des infirmières en SP. La démarche permettra de mieux comprendre la relation entre le stress, la satisfaction et le bien-être de l'infirmière et sensibilisera à la nécessité de développer de nouveaux indicateurs de qualité des soins. Dans un contexte d'implantation de la politique québécoise et de l'organisation des services de SP, ce projet vise à soutenir les décideurs dans leurs choix organisationnels afin de prendre en compte la capacité d'adaptation des acteurs, permettant ainsi d'accroître la rétention et diminuer le roulement des infirmières.
Réalisée par Pascal Paillé (CGSST, U. Laval)
Ce projet vise à approfondir l'étude du rôle des attitudes au travail (implication, engagement et satisfaction) sur les comportements de citoyenneté organisationnelle et de poursuivre l'exploration des effets de la citoyenneté sur les comportements volontaires de retrait.
Réalisée en France sous la direction de Sandrine Caroly (Université Pierre-Mendès-France) et avec la collaboration de Marie Bellemare (CGSST, U. Laval) et Geneviève Baril-Gingras (CGSST, U. Laval)
Les médecins du travail sont au cœur des dispositifs de prévention et jouent un rôle essentiel dans le diagnostic des TMS, le conseil auprès des salariés et des employeurs, l'accompagnement au retour à l'emploi, l'aide à l'aménagement des postes et la participation à des formes innovantes de prévention en partenariat avec d'autres acteurs et institutions. Leurs pratiques individuelles ou collectives évoluent sans cesse avec les mutations techniques et organisationnelles des entreprises et les modifications socio-politiques de notre société. Les atteintes à la santé se modifient au fil du temps et l'aménagement de postes est moins évident avec les évolutions des populations au travail (vieillissement, féminisation, etc.). Ainsi, les pratiques des médecins du travail en entreprise se développent dans une perspective de prévention et de gestion des risques. Comment les médecins du travail exercent-ils dans ce nouveau cadre? L'objectif principal de cette recherche est de comprendre la pratique actuelle des médecins du travail dans la prévention des TMS avec une attention particulière portée sur trois axes de réflexion : la pluridisciplinarité, la légitimité professionnelle au sein des entreprises et les outils de l'intervention.
Réalisée par Sylvie Montreuil (CGSST, U. Laval), Alain Marchand (U. de Montréal) et Jean-Pierre Brun (CGSST, U. Laval)
L'évolution du monde du travail a contribué à la modernisation de la cellule et de la dynamique familiales. La volonté des employeurs de devenir plus concurrentiels d'un point de vue économique en restructurant le milieu de travail a amplifié les difficultés des travailleurs à trouver un équilibre entre les sphères professionnelle et familiale Les recherches scientifiques commencent tout juste à faire ressortir les interrelations entre le monde du travail et la cellule familiale et la façon dont elles touchent la vie des Canadiens et de leur famille. La présente étude abordera la question suivante : « Quelles sont les incidences des conditions d'emploi et de travail des parents sur la réussite éducative et le bien-être des enfants? » Plus spécifiquement, l'étude tentera de comprendre la dynamique entre le travail des parents et le développement global afin de déterminer l'ampleur des conséquences. À la lumière de ces informations, il sera possible d'élaborer des recommandations en matière de promotion visant à limiter les effets négatifs que le travail des parents peut avoir sur la réussite éducative et le bien-être de leurs enfants. Ces connaissances seront transmises aux acteurs concernés (c.-à-d. parents, employeurs, responsables des politiques et des programmes, etc.) afin qu'elles soient prises en considération lors de l'élaboration de politiques et de stratégies de prévention.
Réalisée par Christian Brunelle (U. Laval), Michel Coutu (U. de Montréal), Laurence-Léa Fontaine (U. du Québec à Montréal), Judy Fudge (U. of Victoria), Anne-Marie Laflamme (CGSST, U. Laval), Dominic Roux (U. Laval), Gilles Trudeau (U. de Montréal) et Guylaine Vallée (U. de Montréal)
L'objectif général de la recherche est de déterminer en quoi la garantie juridique du principe d'égalité transforme le droit du travail en y introduisant une rationalité fondée sur des valeurs prééminentes qui, à travers des normes de portée constitutionnelle, s'impose aux employeurs, aux syndicats et à certaines instances juridictionnelles spécialisées en matière de travail. À cet égard, le droit à un accommodement raisonnable, inféré des droits à l'égalité garantis par les chartes des droits, a entraîné de grands bouleversements. Résumé à grands traits, ce droit fait en sorte que lorsqu'une règle applicable en milieu de travail a pour effet de préjudicier un salarié en raison d'une caractéristique qui lui est propre (notamment le handicap), l'employeur doit tenter d'adapter cette règle de manière à en supprimer les effets discriminatoires, et ce, jusqu'à la limite de la « contrainte excessive ». L'objet de la recherche est de prendre la mesure de ce phénomène à partir d'une étude analytique de la jurisprudence complétée par une étude de terrain.
Réalisé par Lise Chrétien (CGSST, U. Laval) et Isabelle Létourneau (CGSST, U. Laval)
Devant les défis grandissants de l'harmonisation travail-vie personnelle (HTVP), les employeurs, les représentants syndicaux et les personnes en emploi au Québec et au Canada reconnaissent le besoin d'être mieux informés et outillés pour favoriser l'HTVP dans leurs milieux de vie personnelle (y compris familiale), professionnelle et collective. Le projet-pilote proposé vise à répondre à cet appel des principaux acteurs de l'HTVP par la conception d'un coffret didactique HTVP à usage autonome. Ce coffret constituera un outil de transfert de connaissances théoriques et de développement d'habiletés pratiques en matière d'HTVP auprès des employeurs, des représentants syndicaux et des personnes en emploi au Québec et au Canada. Afin de s'assurer de la qualité de la présentation et du contenu du coffret, celui-ci sera au préalable validé par cinq experts-conseils et ensuite soumis à une expérimentation de six mois dans trois organisations syndiquées de tailles différentes. L'efficacité du coffret fera l'objet d'une évaluation auprès des utilisateurs ayant participé à l'étape de la validation. L'évaluation permettra de savoir si le coffret influence positivement la capacité d'HTVP des personnes en emploi.
Réalisée par Pierre-Sébastien Fournier (CGSST, U. Laval), Sylvie Montreuil (CGSST, U. Laval) et Jean-Pierre Brun (CGSST, U. Laval)
Le projet de recherche émerge de deux principaux constats. D'une part, les milieux de travail prennent conscience des conséquences négatives de l'intensification du travail et expriment un besoin urgent de comprendre le phénomène afin de développer des mesures de gestion appropriées, des outils de prévention et d'intervention. D'autre part, la littérature scientifique identifie de plus en plus clairement la charge de travail comme un facteur de risques sur la santé et la sécurité du travailleur. Cette étude a pour objectif de conceptualiser la charge de travail. Cet objectif général se traduit en trois sous-dimensions: 1) cerner les facteurs qui influencent directement ou indirectement la charge de travail; 2) définir les composantes de la charge de travail, et 3) assurer le transfert des connaissances vers les milieux de travail. Dans cette perspective, la charge de travail sera abordée selon trois principales composantes : la charge prescrite (les contraintes), la charge réelle (les astreintes) et la charge subjective (le vécu).
Réalisée par Marie Bellemare (CGSST, U. Laval), Marie-Josée Robitaille (ASSTSAS), Louis Trudel (CGSST, U. Laval) et Johanne Desrosiers (U. de Sherbrooke)
Les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) sont aux prises avec d'importants et coûteux problèmes de santé physique et psychologique de leur personnel. Le contexte actuel de gestion en milieu hospitalier, notamment les restrictions budgétaires et la pénurie de personnel, conjugué à l'alourdissement de la clientèle posent des défis importants en matière de maintien et d'amélioration de la qualité des services. Des innovations s'imposent dans l'organisation des services afin de répondre aux besoins des personnes hébergées tout en préservant la santé des soignants. Le but de cette recherche est de faire le bilan de l'implantation d'une approche relationnelle de soins. Ce bilan vise à 1) apprécier comment cette approche est réellement mise en œuvre dans les établissements; 2) comment elle modifie la relation de soins, et 3) mieux comprendre les facteurs favorables à sa mise en œuvre. Menée en étroite collaboration avec les partenaires du réseau de la santé, cette étude produira des connaissances destinées à soutenir les décideurs dans leur volonté d'offrir une qualité de soins tout en préservant la santé physique et mentale des soignants.